Un serveur sdr sur votre réseau local .

C’ est sûr, ces petites clés SDR à 15 ou 20 Euros ne rivaliseront jamais avec un récepteur dédié, de ceux dont le prix de vente équivaut à celui d’une bonne cinquantaine de ces petits dongles USB.

Mais il faut avouer que c’ est drôlement pratique, et même un utilisateur novice peut se faire plaisir à écouter tout un tas de choses, avec des moyens ridicules comparés à ce qui se fait habituellement.

Le truc un brin embêtant parfois, c’ est le fil à la patte.

Vous avez un bel ordi sur une table bien propre, un bureau bien rangé, et ça vous chagrine d’ être obligé de faire courir un câble dans votre salon / bureau /chambre.

Savez vous que vous pouvez brancher votre dongle sdr en réseau ?

Si vous avez un vieux pc qui ne fait rien, ou qui fait quelque chose dans un shack radio, une pièce ou ça ne gène pas de laisser déroulé un peu de câble, installez le avec un minimum pour le contrôler ( clavier souris écran ).Ou mieux, sautez le pas et achetez un raspberry 3 ou 4, faites vous ce cadeau et découvrez le monde de Linux et Gnuradio en natif .

Installez GNURadio sur votre PC . Voyez ce lien https://wiki.gnuradio.org/index.php/InstallingGR
Sous Linux, ouvrez un terminal.

Sous Windows, trouvez GNURadio dans votre liste d’ applis et déroulez le menu et cliquez GNURadio Command prompt.

Une  » fenêtre DOS » ( un command prompt en anglais ) doit apparaitre

D’ abord, testons la clé.dans le prompt, tapons :

windows : rtl_test.exe

Linux: rtl_test -t

Si vous n’ avez pas d’ erreur, c’ est que c’ est bon, sinon, quelque chose a pu mal se passer lors de l’ installation ?? Ou votre clé n’ est pas connectée ??
Pour sortir du programme, Ctrl +c

calculez la correction ( « les PPM » )en faisant :

rtl_test -p

rtl_test va vous calculer une valeur toutes les 10 s, laissez en passer une dizaine et relevez le dernier chiffre calculé .Ce sera la valeur de correction à renter dans la fenêtre de paramètres de votre logiciel préféré.

Petit Edit : ça fonctionne au poil sous linux comme décrit, sous windows, devinez quoi, y a un problème ! Laissez tomber si ça ne marche pas du premier coup, vous pouvez calibrer  » à la main » en vous référant à une fréquence connue ( p.ex. le radar GRAVES sur 143.050 MHz précisément )

Rentrons dans le vif du sujet :

Vous avez votre PC ou raspberry dans un coin, GNURadio installé, et un câble ethernet ou une liaison wifi ( moins bien )pour la connection au réseau.

Sur votre PC avec la clé, dans le terminal, tapez :

rtl_tcp -a 192.168.1.18 -p 1234

la commande rtl_tcp dans un terminal windows

Remplacez 192.168.1… par l’ adresse IP locale du PC ( ipconfig dans un terminal windows, ifconfig sous raspberry ou autre pingouin )

Qu’est ce qu’on a fait, au juste ?

On a dit à l’ ordi serveur de diriger le flux de donnée de la clé sdr vers le port 1234 de l’ adresse IP de l’ ordi sur le réseau interne .

Cela signifie que tous les ordis connectés au réseau local pourront accéder au flux de donnée à l’ adresse ci-dessus.
Maintenant, depuis votre pc de bureau, ou autre tablette, ouvrez votre logiciel préféré et ouvrez la fenêtre qui vous sert habituellement à sélectionner la clé branchée sur le même ordi. Vous ne verrez pas le nom de votre clé apparaitre comme d’ habitude, mais vous pourrez sélectionner un autre  » device » .Suivant le logiciel vous trouverez un « remote Input »  » remote host » ou bien tcp-quelque-chose .C ‘est celui là.

Une fenêtre doit apparaitre ou vous pouvez entrer l’ adresse (« 192.168.1.18 » par ex. )et le port (  » 1234 » ) si ça ne va pas, essayez  » 192.168.1.18:1234  » avec deux points entre IP et port .

En lançant votre réception, vous devriez voir le FFT s’ animer, reste plus qu’à vérifier les autre paramètres, son, fréquence, etc…

Mais bon, c’ est pas drôle quand ça marche du premier coup, j’ espère pour vous que ça ne marchera pas et que vous vous amuserez un peu à trouver comment faire marcher ça à votre sauce. Niark, niark, niark !

Vérifiez deux fois adresse, port, « device » ; si nécessaire entrez directement la ligne suivante :

rtl_tcp=192.168.1. .. :1234

dans  » device arguments  » si on vous le demande.

Je vous recommande encore une fois le raspberry pi 3, ou 4, le prix est modeste, et vous pourrez tester plein d’ autres choses bien marrantes.Le format mini est très intéressant pour cette application de serveur ainsi que la consommation minuscule qui permet de le laisser brancher tout le temps sans faire tourner le compteur . Un vieux PC consomme quand même aisément ses 200 watts sans périphs, voire bien plus, mis à coté des 5 watts du raspi.

N’ oubliez pas non plus que le raspberry pi est pourvu de nombreux GPIO et qu’ il peut gérer tout un tas de choses via le réseau ( commut. d’ antennes, de matériel genre préampli, coupleur, etc…). Attention : pas de TTL ( 5v) les GPIO sont en 3.3v, toute erreur est mortelle !!

Un exemple d’ utilisation des GPIO avec python :

ici :https://deusyss.developpez.com/tutoriels/RaspberryPi/PythonEtLeGpio/

En traficotant un peu on doit pouvoir accéder au serveur au delà du réseau local, il faudra paramétrer votre box pour ça ( voir les tutos sur le sujet ) et prendre vos responsabilités et les dispositions nécessaire pour sécuriser le tout.

Les versions plus anciennes de raspi auront du mal à fonctionner correctement, ça peut marcher mais vous risquez d’ avoir un fonctionnement bizarre, des coupures etc…

encore un petit truc pour se faciliter la vie :

Si vous ne voulez pas avoir à brancher souris, clavier écran sur le serveur pour le paramétrage vous pouvez tout faire depuis l’ ordinateur client.

je vais prendre mon exemple : un raspi en serveur et un laptop windows en client.

J’ ouvre un terminal de commande ( cmd) sur l’ ordi windows et je tape :

ssh moi@raspberrypi ou bien l’ adresse interne du raspi, moi@192.168…

« Moi », c’est mon nom d’ utilisateur du Pi. Par défaut c’ est « pi », vous pouvez le changer, créer des utilisateurs… Surtout changez le mot de passe par défaut (  » raspberry ») surtout si vous l’ utilisez en réseau.

Je donne donc le mot de passe demandé et voilà ! Je peux ainsi commander le raspi et tout faire depuis le pc windows.

L’ ensemble de la manip est donc faisable avec deux terminaux lancés sur la machine client, pratique, non?

Le protocole SSH doit être activé, voir les paramètres du raspberry pour cela.

Voilà , j’ espère que je n’ ai pas dit trop de bêtises, si c’ est le cas dites le moi et ne frappez pas sur la tête !

Si ça ne fonctionne pas chez vous, c’ est probablement parce que j’ ai dit une ânerie, c’ est peu être aussi un détail qui vient de votre installation, de votre anti virus, de votre routeur etc… Allez savoir, c’ est la magie de l’ informatique . Vous pouvez, au choix me traiter d’ andouille ou tout ce qui vous passe par la tête ( allez y, ça soulage, vous verrez !); vous pouvez aussi laisser un commentaire ci-dessous, je vous répondrai volontiers.

Et si ça marche, pas de bol, tout ce qu’il vous reste à faire, c’ est d’ écouter les ondes électromagnétiques qui nous entourent et nous traversent.

Merci de m’ avoir lu.

f8ebl


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